| La Banque islamique de développement en force au Maroc |
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Bien que discrète en matière de communication, la Banque islamique de développement est très présente au Maroc. A son actif, des concours de 27,3 milliards de dirhams entre 1978 et 2009. En séjour dans le royaume la semaine dernière, le président de la BID, Ahmed Mohamed Ali, a assisté au conseil des directeurs exécutifs de l’institution. Ce séjour marocain a été mis à contribution pour aller à la rencontre du secteur privé, par le biais d’un séminaire à Rabat sur l’expérience marocaine en matière de petits barrages, ainsi que d’une journée d’information à Casablanca sur les opportunités offertes par le groupe au secteur privé. Par ailleurs, la BID a conclu avec le Maroc un accord de prêt d’un montant de 50 millions de dollars destiné à améliorer les infrastructures d’eau dans les régions de Taza et de Fès. Le président de la BID s’est dit engagé pour le renforcement de la coopération avec le Maroc, pays membre et pionnier de l’institution islamique. A ce jour, le financement de la BID a concerné 73 projets, relevant du secteur public pour la plupart. Le secteur privé et le financement des opérations d’export-import sont appelés à prendre de l’élan. En effet, depuis deux ans la BID a mis en place l’Institution internationale islamique de financement du commerce (IFTC). Dédiée au secteur privé, cette structure a consacré 370 millions de dollars aux entreprises marocaines. Quant à l’institution islamique dédiée à l’assurance crédit à l’export, l’ICIEC, elle a déjà émis trois polices d’assurance au profit des exportateurs pour un montant de 86 millions de dollars. L’accord de réassurance conclu avec la Société marocaine d’assurance à l’exportation (SMAEX) vient renforcer un dispositif appelé à se développer. A.W.
NB : Dans notre prochaine édition, l’interview exclusive du président de la BID sur les rapports de la banque avec l’Afrique. Voir Aussi :
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