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Le Cameroun n’ira plus chercher l’argent du FMI Version imprimable
18-02-2009

L’administration camerounaise prépare un nouveau programme économique pour lequel le Fonds monétaires international ne jouera plus qu’un rôle de conseiller technique.

Par François Bambou à Yaoundé

 

Après l’expiration du programme économique triennal 2005-2008 (prorogé jusqu’à fin janvier 2009) qui liait le Cameroun au Fmi, les autorités camerounaises ont décidé de redimensionner leurs relations avec cette institution. Il n’y aura certes pas de rupture, comme le souhaitait une partie de l’opinion camerounaise, mais l’influence du Fonds monétaire international dans l’élaboration des politiques économiques sera considérablement allégée, a annoncé le ministre camerounais des Finances, Essimi Menye, au cours d’une conférence de presse explicative le 4 février dernier. « Nous continuons à travailler avec le FMI et nous recevons des missions au titre de l’assistance technique. Les réformes vont se poursuivre, car le FMI, ce n’est pas seulement les programmes » a indiqué M. Menye. « Nous n’irons plus chercher l’argent du FMI. Pour l’instant, le gouvernement envisage un accompagnement du FMI pour que nous ayons des garanties nécessaires pour obtenir les financements dont nous auront besoin pour conduire les projets de développement du pays », a-t-il précisé.

« Les autorités camerounaises doivent être félicitées pour leurs bonnes performances fiscales et l’environnement macro-économique stable préservé tout au long de ce programme, soutenu par une facilité pour la croissance et une réduction de la pauvreté. »

 

Bonne tenue des principaux indicateurs

Il s’agira donc d’un programme sans financement, sachant que, même pour le programme échu, les tirages effectués par le Cameroun auprès du Fmi étaient, à tous points de vue, symboliques, tant il est vrai que les problèmes macro-économiques, qui auraient pu justifier des financements important du Fmi, étaient déjà jugulés. Cette refonte des relations avec l’institution de Bretton Woods intervient donc dans un contexte de bonne tenue des principaux indicateurs économiques, tel que l’a constaté le conseil d’administration du Fmi, lors de sa session du 9 janvier. Il s’agissait, au cours de cette session du conseil d’administration, d’évaluer la mise en œuvre du programme au titre de la sixième revue. Une évaluation satisfaisante, puisqu’elle s’est soldée par l’approbation d’un nouveau et dernier décaissement de 4,1 millions de dollars (2,67 millions en droits de tirages spéciaux) au bénéfice du Cameroun.

« Les autorités camerounaises doivent être félicitées pour leurs bonnes performances fiscales et l’environnement macro-économique stable préservé tout au long de ce programme, soutenu par une facilité pour la croissance et une réduction de la pauvreté », a déclaré M. Lispky, Directeur général adjoint du Fmi et président de séance, tout en déplorant le fait que la croissance économique est restée en deçà des prévisions dans un contexte où la mauvaise conjoncture économique internationale et le déclin des cours du pétrole brut font peser de nouveaux risques sur l’économie camerounaise. Toutefois, assure M. Lipsky, « les autorités camerounaises ont renouvelé leur engagement à conduire des réformes et politiques orientées vers la croissance tout en sauvegardant le potentiel fiscal du pays »

 

Nouveau programme économique

Cette politique, orientée vers la croissance, sera déclinée dans un nouveau programme économique, en cours de préparation au sein de l’administration camerounaise, comme l’a indiqué M. Essimi Menye. « Nous voulons améliorer les conditions de vie des populations et réduire la pauvreté. Cela demande une organisation et des objectifs à atteindre. Le prochain programme est en préparation. Des équipes ont été mises en place à cet effet en même temps que nous révisons le Document de stratégie de réduction de la pauvreté. Tous ces éléments seront mis en musique avant la fin de cette année et un nouveau programme économique, préparé par des Camerounais, avec des appuis divers qui pourraient venir de nos partenaires, seront disponibles. Ce programme, soit de trois ou de cinq ans, sera présenté aux Camerounais et aux partenaires qui pourront nous donner leurs avis ». La préparation de ce programme économique a néanmoins pris du retard, puisque, originellement, il devait entrer en vigueur dès l’expiration du programme du Fonds monétaire.

 
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