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Guinée équatoriale : quand les investisseurs jettent l’éponge Version imprimable

Dans le huis clos de ce petit pays pétrolier, le niveau de corruption a atteint des sommets tels que les entreprises internationales les plus aguerries finissent par partir.

Malgré un revenu moyen per capita de niveau européen (29 882 $), le demi-million d’Equato-Guinéens n’a toujours pas droit aux services minimum en éducation, santé et même nutrition. La fraude douanière est devenue systémique avec seulement 1% de recettes fiscales sur les importations, quand la moyenne des pays de la CEMAC est de 28%. Trois leaders mondiaux de la vérification douanière, SGS, Véritas et Cotecna s’y sont cassé les dents.


Le port de Malabo avant et après l’arrivée du pétrole.

Des entreprises comme Tractafric, Sogafric ou SNC Lavallin ont plié bagages ou sont sur le point de le faire. Et France Télécom est au bord de la crise de nerfs.

Déboutée récemment dans un procès international qui l’opposait à un groupe bancaire camerounais, la Guinée équatoriale a ignoré la loi, préférant une escalade de représailles avec le Cameroun. Sa classe dirigeante semble avoir perdu le sens des limites à ne pas franchir.

D’aucuns, parmi les investisseurs en partance, se demandent si le président Nguema a bien pris la mesure de la situation.

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