Accès abonné :              
Journal en ligne - []
Il y a 50 ans... le Togo Version imprimable
17-03-2010

Sylvanus Olympio, le 27 avril 1960, proclamation de l’indépendance.

Moins de trois ans après son indépendance acquise le 27 avril 1960, le Togo allait être le théâtre du premier coup d’Etat de l’Afrique indépendante. Le 12 janvier 1963, le président Sylvanus Olympio est assassiné alors qu’il tentait désespérément de trouver refuge dans une ambassade étrangère. Le président, qui a déserté son palais, poursuivi par les mutins, rencontre l’ambassadeur américain qui n’avait pas de clé pour le faire entrer dans l’ambassade. L’ambassade française, contactée, ne viendra pas à temps. Rattrapé par d’anciens tirailleurs de l’armée coloniale française conduits par le sergent-chef Etienne Eyadema Gnassingbé, le président togolais sera tué. Les réseaux de Jacques Foccart sont indexés alors que se multipliaient les interrogations sur le rôle joué ou non par le commandant Maîtrier, officier français qui commandait la gendarmerie togolaise.

Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio, première victime des coups d’Etat sanglants en Afrique.

Nicolas Grunitzky, qui succédera à Olympio, sera renversé en 1967 par Eyadema Gnassingbé (photo). L’ancien sergent chef de l’armée française gouvernera le pays d’une main de fer.

Eyadema Gnassingbé, deuxième à partir de la gauche.

Chirac-Eyadema : à la mort du président togolais Eyadema Gnassingbé, le 5 février 2005, Jacques Chirac déclarera qu’il s’agissait d’un « ami de la France et d’un ami personnel ».

Faure Gnassingbé prêtant serment devant la Cour constitutionnelle. Successeur de son père, le nouveau président se montre beaucoup plus ouvert, mais doit d’abord faire taire les rivalités familiales.

Kpatcha Gnassingbé, député et demi-frère du président Faure Gnassingbé, a été accusé de complot contre l’Etat puis arrêté en avril 2009.

Evolution du PIB du Togo de 1960 à 2008.