| Le Cameroun, un cas d’école |
|
Le Cameroun a accordé en 2007 des permis de prospection, d'exploration et d'exploitation d’immenses gisements miniers à cinq juniors minières qui étaient, jusqu’à cette date, ignorées des marchés financiers internationaux et des analystes. C’est seulement le 25 janvier 2008, que le gouvernement camerounais s’est doté d’un cadre organisationnel pour faire émerger une stratégie en matière de gestion des ressources naturelles. Selon une chronologie historique, c’est l’ambassadeur américain accrédité au Cameroun, Niels Marquardt, qui engagea dès juillet 2005, plusieurs négociations avec le Président Biya pour l’exploitation des gisements de matières premières et de pétrole du Cameroun par des opérateurs américains. L’ambassadeur Niels organisa le voyage que le Premier ministre Ephraïm Inoni effectua durant l’été 2007 aux Etats-Unis où il conduisit une délégation de sept personnes, parmi lesquelles se trouvait le ministre en charge de l’Administration du territoire, Marafa Hamidou Yaya, le ministre de l’économie et des finances, Polycarpe Abah Abah, et le coordonnateur du Programme national de gouvernance du Cameroun (PNGC), Dieudonné Oyono. Cette délégation entama des négociations avec des exploitants miniers aux Etats-Unis. La question que la plupart des analystes se posent alors est la suivante : pourquoi est-ce que l’ambassadeur Niels Marquardt et ses contacts du Département d’Etat et de la Trade Development Agency (TDA) ont orienté la délégation camerounaise vers des sociétés minières juniors canadiennes, américaines, anglaises et australiennes totalement inconnues, plutôt que vers des majors américaines avec pignon sur rue ? Rapports d’intelligence économique sur 5 juniors minières :
Voir Aussi :
|