Les enseignes de coiffeurs
27-04-2010

 

Si l’école réaliste de peinture s’est trouvée un style et s’est affirmée à Kumasi plutôt qu’à Accra, c’est aussi et surtout grâce aux coiffeurs, pour la très grande majorité des Ashanti du centre. Très inventifs, ils développèrent à partir des revues de mode afro-américaines un art neuf de la coupe travaillée, voire sculptée, et demandèrent aux artistes des peintures aussi nettes et précises qu’un coup de ciseau bien affûté. Les maîtres incontestés de cet art seront, au début des années 90, deux jeunes hommes doués à l’incroyable réalisme : Azey et Alberto, qui signèrent longtemps « Double Do » avant de se séparer et qu’Azey ne fasse carrière seul en s’adressant à des galeries, notamment californiennes. Mais d’autres sont là, souvent anonymes, ou qui signent de leur nom ou de celui de leur atelier : Les Nana Elvis, Samuel Antwi de l’atelier Unity Best Art, Messian Art, Paradise ou Holy Art, et bien d’autres encore dont de futures figures tel le jeune Arres-Te.

 

AZEY ET ALBERTO - Coiffeur de Paris. Laque industrielle sur contreplaqué. Signée Azey et Alberto. Double Do, Asafo-Kumasi, Ghana. 61 x 122 cm. Collectée en 1994. 700 / 800 euros.
AZEY ET ALBERTO - Coiffeur de Paris.
Laque industrielle sur contreplaqué. Signée Azey et Alberto. Double Do, Asafo-Kumasi, Ghana. 61 x 122 cm. Collectée en 1994. 700 / 800 euros.