États-Unis : Les travers du Muslim Ban et son impact sur les pays musulmans
International
09-02-2017
Le Muslim Ban est une décision du gouvernement Trump d’interdire temporairement le visa d’entrée aux ressortissants ou binationaux de 7 pays, à savoir l’Iran, l’Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Certes, cette interdiction ne touche pas tous les pays musulmans, mais beaucoup d’entre eux n’ont pas hésité à le fustiger. À titre d’exemple, Jusuf Kalla, viceprésident indonésien, a estimé récemment que la politique d’immigration du président américain, Donald Trump, envers certains pays à majorité musulmane risquait de susciter une «méfiance» à l’égard des musulmans. Aussi, il trouve que cette politique risque de se retourner contre le président américain, comme le prouvent les récentes manifestations aux États-Unis, et pourrait même mettre en péril l’unité des États-Unis d’Amérique. Il n’a pas terminé son propos sans ajouter que les migrants pourraient se tourner vers l’Asie, et que son pays leur ouvrait ses portes, y compris aux réfugiés rohingyas, persécutés dans leur pays en Birmanie, et afghans.
Ce qui est dénommé Muslim Ban est un décret présidentiel, signé vendredi 27 janvier 2017, par le nouveau président américain Donald Trump, signifiant que l’entrée des réfugiés sur le territoire américain est suspendue pour 120 jours, et l’entrée des citoyens de 7 pays, représentant «une menace terroriste», est bloquée pendant 90 jours.