L’Afrique Centrale et de l’Ouest se mobilisent contre le terrorisme
02-05-2018
Les pays de ces deux régions d’Afrique qui font face au terrorisme et à la poussée de l’extrémisme vont se retrouver en juillet dans le cadre d’une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX).
Un Sommet conjoint de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se tiendra au mois de juillet, à Lomé, la capitale togolaise, sur la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent dans l’espace dans ces parties du continent en butte à des attques terroristes. Une situation qui met à mal le développement dans un environnement économique déjà difficile marqué par un chômage endémique, les difficultés pour accéder aux services de base, l’eau, la santé, l’éducation, l’alimentation.

Pour la réussite de ce sommet dont la finalité est d’accroître la lutte contre le terrorisme afin de l’éradiquer définitivement en Afrique centrale et de l’Ouest, les deux parties se sont retrouvé le 20 avril 2018 à Lomé, pour poser les jalons dudit sommet. Une rencontre selon le communiqué final, qui « concrétise la volonté des Chefs d’Etats des deux Communautés à renforcer la concertation et la coopération en matière de paix et de sécurité de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent dans l’espace Cedeao/Cemac ».

Mobilisation générale contre le terrorisme
Aussi, après avoir fait un état des lieux de la situation sécuritaire ainsi que des initiatives déjà entreprises en vue de l’organisation de ce Sommet, ils se sont accordés sur les objectifs, les thématiques à aborder, les résultats attendus et les mécanismes de préparation dudit sommet.

Ils ont en outre convenu de la tenue du Sommet conjoint au courant du mois de juillet 2018. Des assises qui apparaissent comme une nécessité, d’autant que l’Afrique de l’Ouest et du Centre sont cernées par des mouvements extrémistes. La présence de l’ONU à travers ses représentations continentale et régionales lors de la réunion préparatoire, démontre à suffisance que ce sujet est préoccupant.

Pour les organisateurs, au regard des enjeux de l’heure, « le Sommet conjoint prévu en juillet 2018 marque une étape importante dans la concrétisation d'une décision prise lors de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX) à Yaoundé le 16 février 2015 ». Sans cette mobilisation tout azimuts, l’Afrique de l’Ouest et du Centre pourrait non plus seulement faire face à la déstabilisation, mais, à son anéantisation par les groupes terroristes qui en profitent de la pauvreté ambiante pour recruter facilement au sein d’une jeunesse oisive.

Pluieurs groupes terroristes en activité
Dans ce sillage, l’on peut citer des attaques et exactions commises par la secte terroriste nigériane Boko Haram dans la région du Lac, où le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad constituent les principaux pays attaqués. Bien que ces Etats ont mis sur pied il y a trois ans une Force multinationale mixte (FMM) qui a d’ailleurs déstructurer militairement les terroristes sur la ligne de front, Boko Haram n'en a pas moins gardé une réelle capacité de nuisance, à travers notamment la multiplication des attentats terroristes. Conséquence, il ne passe presque pas de jour sans qu’on enregistre un attentat meurtrier dans ce ce pré-carré, alors que le flux de réfugiés n’a eu de cesse de croître, sans oublier des déplacer internes, l’un et l’autre constituant une bombe sociale à retardement pour ces pays.

Autre lieu, mêmes images d’atrocités des terroristes, c’est en Afrique de l’Ouest où plusieurs mouvements terroristes sont activités. Qu’ils soient des suppôts locaux de l’Etat islamique (EI) des mouvements ayant prêté allégeance à Daech et à Al-Qaïda. st présent dans la région à travers sa branche locale Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). En mars 2017, une de ses branche, « l’Émirat du Sahara », a formé une alliance avec deux autres groupes djihadistes locaux  : le groupe malien Ansar-Dine et celui algérien Al-Mourabitoune. Conséquence, les pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Niger..., sont régulièrement la cible des attentats terroristes.

Par Les Afriques