Zone Cemac La Commission provisoirement transférée à Malabo
08-06-2018
La décision de délocaliser momentanément à Malabo fait suite à la résurgence de l’insécurité à Bangui, siège de l’organisation sousrégionale.
La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), siègera dès juin prochain à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale. C’est la principale décision issue de la réunion du collège des commissaires tenue le 9 mai dernier à Douala. Ce transfert provisoire du personnel de la Cemac de son siège de Bangui pour Malabo, intervient à la suite de la résurgence de l’insécurité ambiante en Centrafrique. « Vu la situation qui est très difficile à Bangui, a justifié la vice-présidente de la Cemac, Fatima Haram Acyl, on est obligé de se retirer vers la Guinée équatoriale en attendant rentrer à Bangui dès que la situation se normalise ».

Au-delà des questions sécuritaires, le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo a insisté sur la nécessité de relancer les activités de la Commission pour les cinq prochaines années. Priorités seront notamment accordées à l’institution de la Cour de justice, la promotion de la bonne gouvernance avec la désignation d’un comptable pour la Commission.
Si le budget 2018 de l’institution évalué à 79 milliards FCFA dont 40 milliards FCFA de l’apport des Etats membres est en baisse de 34% par rapport à l’année précédente, appel a été lancé à la mobilisation des financements pour la réalisation des projets. Pour y parvenir, a souhaité Fatima Haram Acyl, « il faut revoir la situation financière surtout la contribution des Etats membres des 10% de la Taxe communautaire d’intégration (TCI), étant donné que les ressources sont limitées et les priorités grandes ».

Le conclave de Douala a également permis au président de la Commission de restituer les rapports des réunions majeures tenues au moi d’avril dernier, notamment la réunion des ministres de la zone Franc à Brazzaville, au Congo, les réunions du Printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale (BM) à Washington et celle du Copel-Pir avec l’Union européenne (UE), à Bruxelles, relative à une potentielle signature d’un accord économique régional avec la Cemac. Si les commissaires se satisfont de la relance des négociations avec l’UE pour cet éventuel accord, ils notent aussi sur le plan économique, une amélioration des principaux indicateurs macro-économiques de la Cemac avec un frémissement du prix du pétrole.

Les commissaires recommandent aux Etats à ne pas baisser la garde quant aux reformes économiques engagées, en encourageant le Congo et la Guinée-Equatoriale à conclure rapidement des programmes de réformes économiques avec le FMI à l’instar des autres pays de la zone, conformément à la décision des chefs d’Etat issue du sommet de Yaoundé de décembre 2016.

Jean-Jacques Opango, Douala