Ghana-France : Place à la jeunesse !
03-09-2018
Le Ghana tente d’attirer des investisseurs français. Les associations de la diaspora ghanéenne de France sont pleinement mobilisées.
Créée officiellement il y a un an, l’association des jeunes ghanéens de France veut devenir l’un des principaux vecteurs relationnels entre Accra et Paris. «D’après nos statistiques, nous sommes près de 30 000 ghanéens en France dont beaucoup d’entre nous sont des binationaux », nous explique Isaac Jaffery, le président de l’association. A travers ce collectif qui revendique près de 400 membres, l’opportunité est donnée aux adhérents de promouvoir le Ghana «Beaucoup d’entre nous sommes implantés en France depuis plusieurs années mais nous restons attachés à notre identité ghanéenne », nous explique Derrick Aghemang en charge des partenariats et du pôle événementiel. Ainsi, plusieurs événements organisés tout au long de l’année.

Accra et Paris : un nouvel axe ?
Si la France n’a pas masqué son désir de se rapprocher du Ghana, Nana Akuffo Addo, le président ghanéen, aime rappeler qu’il apprécie la francophonie. Le chef d’Etat ghanéen avait déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron qu’il voyait d’un bon œil l’esquisse d’une nouvelle approche entre Paris et les capitales africaines anglophones. Par ailleurs, le locataire de l’Elysée a fait du continent africain, sa priorité en terme de politique étrangère. Un effort qui semble être apprécié de l’autre côté de la Méditerranée même si pour l’heure, le contingent de ressortissants français resterait peu élevé avec seulement 1000 ressortissants originaires de France selon une étude menée par l’association des jeunes ghanéens de France.

Rudy Casbi