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Journal en ligne - [n°106 du 4 au 10 février 2010 ]
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Congo : cinq mesures pour le secteur privé Version imprimable

Le Congo, 178e du classement de Doing business, veut tirer meilleur parti de son secteur privé. Cinq mesures ont été adoptées par une concertation qui a réuni tous les acteurs.

Par Hance Guèye, Dakar

 

Le tissu entrepreneurial congolais est en général atone. Les seules industries qui échappent à la sinistrose sont celles du pétrole, des brasseries, du sucre, du bois, du ciment, des télécommunications, du tabac, de la minoterie… Pourtant, ce n’est pas le potentiel qui manque. Pays très arrosé, le Congo recèle de nombreuses opportunités dans le secteur agricole, agroalimentaire, les services et la transformation du bois.

La conséquence de cette situation est que l’économie du pays ne repose que sur les exportations du pétrole. Le gouvernement a entrepris, avec l’appui de ses partenaires de coopération, l’Union européenne, la BAD, l’AFD et la Banque mondiale, de corriger son économie déséquilibrée en améliorant la contribution du secteur privé.

Ses forces et faiblesses ont été diagnostiquées à cette fin par une concertation sur le thème : « Définition des contraintes prioritaires au développement du secteur privé en République du Congo » qui a réuni les 16 et 17 mars dernier à Brazzaville, l’administration, les entreprises, les structures d’appui et les bailleurs de fonds, soit tous les acteurs impliqués dans la conduite, la pratique et la gestion du secteur privé. Au total, une soixantaine de participants.

Les causes du faible développement du secteur privé ont été identifiées. Il s’agit des conflits armés, des infrastructures insuffisantes ou délabrées, du cadre institutionnel peu efficace, de l’insuffisance des capacités. Le classement Doing Business de la Banque mondiale, pour l’année 2008, rend compte du mauvais environnement des affaires. Il classe le Congo à la 178e place sur 181 pays répertoriés.

 

Insécurité

Cinq contraintes à résoudre prioritairement ont été répertoriées : l’accès au financement, la formation et l’information des acteurs et de la société, les infrastructures (énergie, transport, eau...), l’insécurité judiciaire et juridique, la corruption manifestée par la parafiscalité et les tracasseries administratives. Un plan d’action étalé sur cinq ans a été adopté.

Le gouvernement est déterminé à le mettre en œuvre. « Nous sommes ouverts à toute initiative », a assuré Adelaïde Moundellé-Ngollo, la ministre des Petites et moyennes entreprises chargée de l’Artisanat. Le gouvernement a déjà adopté un nouveau dispositif d’appui au secteur privé entrepreneurial.

Les partenaires de coopération ont aussi présenté leurs moyens d’appui à la réforme ainsi décidée. L’AFD a présenté l’ARIZ (Assurance pour le risque des investissements dans la zone AFD) destinée à accompagner les banques dans le financement des PME. La Banque mondiale et la Société financière Internationale (IFC) ont exposé leur politique financière en Afrique centrale, l’Union européenne, les instruments de facilitation et d’appui au commerce et au secteur privé et la BAD, le projet d’appui à la réinsertion des groupes défavorisés.

Tous ces partenaires ont réaffirmé leur détermination à accompagner ces efforts : « Que l’Etat jugule ces problèmes et le secteur privé connaîtra un début de relance au Congo ».

 
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