Accès abonné :              
Journal en ligne - [n°165 du 9 au 15 juin 2011 ]
EditorialY a-t-il un miracle rwandais ?
ActualitéGulf Finance House retrouve des couleurs après une cure d'amaigrissement
ActualitéGabon : relance du programme de 5000 logements
Actualité Jean Ping : « Comment voulez-vous que les Africains restent les bras ballants à regarder...
En bref par secteur et paysEn bref par secteur et pays
FinanceLa finance islamique peut-elle accélérer la relance de la Côte d'Ivoire ?
FinanceL'AFD envoie un bol d'air de 56 milliards FCFA à l'Etat du Sénégal
FinanceLa Banque agricole et la Banque des PME voient le jour au Cameroun
FinanceLe Tchad lance un emprunt obligataire de 100 milliards FCFA
BanqueAlgérie : la « tripartite » lève partiellement l'obligation du crédit documentaire
Banque« De nombreux groupes ont déjà manifesté leur intérêt »
BoursesUn mai boursier positif en Afrique
BoursesLondres : la vision africaine de Renaissance Capital
BoursesLes fonds avec moringstar
Entreprises et MarchésAérien : le ciel africain au centre des enjeux
Entreprises et MarchésProduits de base : les capitaux spéculatifs à la base de la flambée des prix
Entreprises et MarchésErnst & Young : l'Afrique plus attractive que jamais
Industrie et ServicesUn Forum de l'investissement pour de nouvelles opportunités d'affaires en Tunisie
Industrie et Services « En 2011, les montants des prêts accordés par Shelter Afrique vont dépasser 100 millions...
Industrie et Services « La nécessité économique et sociale d'investir 2% du PIB mondial dans le verdissement »...
Economie - politiqueMaroc : une nouvelle Constitution dans quelques jours…
Economie - politique « Le pouvoir de Déby Itno repose sur son armée tribale et l'argent du pétrole...
Economie - politiqueLe droit de propriété privée : socle de la reconstruction de la Côte d'Ivoire
Economie - politiqueLibye : important revirement de la Chine
Economie - politiqueBurkina Faso : mobilisation des partenaires techniques et financiers
Economie - politiqueAfrique : le pré-carré francophone à l'épreuve de la mondialisation
Economie - politiqueLe Maroc va-t-il renoncer au nucléaire ?
InternationalÿVerbatim
InternationalLa revue de presse africaine de Londres
L\'Africain de la semaine« La grande bataille des banques africaines est encore à ses débuts »
« En 2011, les montants des prêts accordés par Shelter Afrique vont dépasser 100 millions de dollars Version imprimable
08-06-2011

Said Diaw, directeur des opérations à Shelter Afrique, évoque l’activité de Shelter Afrique à travers un entretien qu’il nous a accordé.

Les Afriques : Quel est le contexte dans lequel est né Shelter  ?

Saïd Diaw : Je vous remercie de me donner l’occasion de parler de notre institution à vos lecteurs. L’institution Shelter Afrique a été crée par la Banque africaine de développement (BAD) en 1982 accompagnée de quelques pays africains. La BAD a estimé nécessaire et essentiel de mettre en place une institution spécialisée pour le financement de l’habitat. Ainsi, sept pays africains et la BAD constituaient l’actionnariat à la création de Shelter Afrique. Au fil du temps, d’autres se sont joints à cet outil de développement et aujourd’hui l’institution compte 42 Etats africains membres ainsi que la BAD et la Société africaine de réassurance (AFRICA-RE) dont le siège est à Lagos (Nigeria).

« Pour l’exercice 2011, le montant des prêts doit passer de 80 à 100 millions de dollars.

Dans le même temps, les engagements passeraient de 60 à 75 millions de dollars et les décaissements de 34 et 50 millions de dollars. »

 

LA : Quelle la principale mission de Shelter Afrique ?

SD : La mission principale de Shelter Afrique est la mobilisation de ressources financières en vue d’accompagner les secteurs public et privé, pour le financement de projets immobiliers en Afrique. Et ceci, dans l’optique d’une recherche continue d’un habitat pour tous.

LA : Quels sont les principaux défis du logement en Afrique, continent où l’urbanisation progresse souvent de manière peu maîtrisée, pour ne pas dire anarchique ?

SD : Les défis du secteur sont importants et complexes. Sans prétendre en maîtriser tout le contour, nous en partageons avec vous quelques uns :

- L’inadéquation entre les ressources disponibles au niveau des banques locales et celles attendues pour financer l’habitat. En fait, l’habitat a besoin de ressources importantes et à long terme. Cependant, généralement, dans nos banques, les ressources disponibles sont limitées et à court terme ;

- La cherté du coût moyen de construction des logements et d’aménagement des parcelles, la plupart des matériaux étant importée;

- La forte pression urbaine dans les grandes villes du fait d’un exode rural massif. La conséquence de celle-ci est une occupation anarchique de l’espace périurbain, d’où la prolifération de bidonvilles, la promiscuité, l’absence d’eau et d’électricité;

- Le quatrième défi réside dans l’insécurité foncière générée par une absence de données fiables, la multiplication des litiges domaniaux;

- La faiblesse des revenus et de l’épargne;

- Le manque de recherches en vue d’innover et de maximiser la valorisation et l’utilisation des produits locaux (argile, géobéton, bois, phosphogypse, etc.);

- La longueur des procédures bancaires et administratives, en plus du coût élevé de l’argent, ne sont certainement pas en reste dans cette énumération.

 

LA : Quelles sont les opérations actuellement en cours au niveau de Shelter Afrique ?

SD : Pour l’exercice 2011, le montant des prêts doit passer de 80 à 100 millions de dollars.

Dans le même temps, les engagements passeraient de 60 à  millions de dollars et les décaissements de 34 et 50 millions de dollars. Egalement au cœur de l’agenda, l’amélioration du portefeuille de la société en vue de le rendre plus sain, la politique de diversification des opérations dans les pays, ainsi que les types d’instruments utilisés. Il en est de même de l’augmentation de la taille moyenne des prêts, ou du renforcement de la supervision directe des projets, hors du Kenya, siège de l’institution, par le recrutement de consultants locaux.

 

LA : Quelles sont les perspectives de votre institution ?

SD : La poursuite des actions de sensibilisation en vue du recouvrement auprès des Etats de la partie du capital social non libérée se poursuit. Il est aussi envisagé l’ouverture de la première agence régionale de Shelter Afrique, au Nigeria. La création d’une unité spécialisée dans l’habitat social ainsi que la mise sur pied d’une unité spécialisée dans l’import-export constitue également des aspects importants de l’agenda du présent exercice. Shelter Afrique entreprend actuellement une série d’actions envers les partenaires au développement en vue de la création d’une société d’investissements pour laquelle le conseil d’administration a déjà approuvé une prise de participation, sous forme d’actions, à hauteur de 5 millions de dollars.

Amadou Seck, Nouakchott

Shelter en chiffres

Création 1982.

Capital initial : 50 millions de dollars

Capital depuis juin 2009 : 100 millions de dollars.

 
< Précédent   Suivant >