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L’enclavement entrave le commerce et freine la croissance Version imprimable
02-07-2008

L’enclavement a un coût très élevé pour les pays dépourvus de littoral maritime. Les délais de livraison des marchandises importées sont par ailleurs allongés. La croissance s’en ressent.

Par Aliou Diongue, Dakar

Payer plus cher et attendre plus longtemps : telle est la contrainte à laquelle doivent se plier 31 pays en développement qui ont fait l’objet d’une étude de la Banque mondiale rendue publique le 16 juin 2008. L’étude, réalisée en 2007, est intitulée « Le prix de l’enclavement : coûts de logistique et fiabilité de la chaîne logistique ». Seize de ces pays sont dans la catégorie des pays les plus pauvres du monde. Leur enclavement est en partie cause de leur pauvreté. L’Afrique, à elle seule, renferme quinze pays enclavés.

Impact négatif
En ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, note la Banque mondiale, les coûts élevés des transactions commerciales ont un impact négatif sur les perspectives d’expansion de son commerce. Un paradoxe fort regrettable, en un moment surtout où le commerce international est en pleine expansion et où les investissements ont connu une forte croissance au cours des dernières décennies. L’Afrique, elle, est dans une situation inverse. La part de l’Afrique dans les exportations mondiales a en effet chuté de près de deux tiers en une trentaine d’années, passant de 2,9% en 1976 à 0,9% en 2006. Si, estime la Banque mondiale, sa part était restée au même niveau que dans les années 70, ses recettes d’exportation seraient environ dix fois plus élevées que leur valeur actuelle.

Les coûts de transport d’un conteneur de Baltimore à Mbabane (Swaziland) sont cinq fois plus élevés que de Baltimore à Durban, pourtant à égale distance.

Exemples édifiants
Trois exemples peuvent illustrer les caractéristiques de l’enclavement.
Le port américain de Baltimore est à égale distance de la capitale du Swaziland, Mbabane, et de la ville portuaire sud-africaine de Durban. Pourtant, les coûts de transport d’un conteneur de Baltimore à Mbabane sont cinq fois plus élevés que pour Durban.
Les marchandises destinées à l’Ouganda, au Rwanda et au Burundi et qui transitent par le port de Dar Es Salaam, en Tanzanie, restent en moyenne cinq jours de plus (25 jours contre 20) en transit que les marchandises destinées à la Tanzanie.
N’djamena, au Tchad, est située à 2000 km de la mer. La capitale tchadienne fait transiter ses importations par le port de Douala, au Cameroun. Selon les économistes de la Banque mondiale, « l’inefficacité du système portuaire à Douala favorise les retards et les coûts élevés de transport des marchandises à destination de N’djamena ».

Coût du transport
La faible qualité des routes vient alourdir les coûts de l’enclavement. L’insuffisance des capitaux consacrés à l’entretien des infrastructures routières en Afrique subsaharienne entre 1970 et 1989 a causé une perte estimée à 45 milliards de dollars de la valeur du réseau routier africain.
Le coût du transport renchérit considérablement le prix des marchandises importées. Un exemple : avant la flambée des prix du pétrole, les camionneurs de la Zambie, pays importateur de pétrole, payaient déjà le carburant jusqu’à 50% de plus que les camionneurs d’autres pays de cette sous-région.

 
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