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Combien vaut le sous-sol de chaque pays africain ? Version imprimable
18-06-2009

11/06/2009

Une union douanière de 400 millions d’Africains

Les pays d’Afrique francophone et particulièrement du Maghreb vont devoir méditer sur le coût de leurs divisions et de leur inertie politique, depuis que, dimanche, les dix-neuf pays du COMESA forment l’une des plus grandes unions douanières du monde, sur 12 millions de km2, de l’Egypte au Swaziland. Un résultat obtenu en moins de seize ans.

Depuis l’an 2000, le volume d’échanges entre les pays membres de cette union a été multiplié par cinq, pour atteindre 15 milliards de dollars actuellement. Conscients de représenter ensemble une réelle force économique, les Etats membres revendiquent un nouveau positionnement sur le marché mondial : « Les pays africains sont les vrais bailleurs de fonds parce que nous donnons nos matières premières à l’Occident, qui utilise nos ressources pour ensuite transformer nos produits que nous allons nous-mêmes acheter à un prix plus élevé », a déclaré le président Museveni.

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L’Afrique perce sur le marché des délocalisations

Sept pays africains figurent parmi les 50 destinations offshore les plus attractives pour les activités de services, selon l’édition 2009 du rapport Global Services Location Index du cabinet A.T. Kearney. Cinq parmi les sept pays africains positionnés sur ce marché mondial, estimé à 55 milliards de dollars en 2008, ont considérablement amélioré leur classement par rapport à 2007. L’Egypte entre même dans le top dix. Le Ghana, la Tunisie, le Maroc et le Sénégal sont désormais de sérieux challengers pour les pays asiatiques, qui restent les acteurs majeurs de ce marché. L’Afrique a largement profité de la perte de vitesse des pays d’Europe de l’Est. La République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne ont perdu beaucoup de compétitivité sous l’effet de l’inflation des salaires et de l’appréciation de leurs monnaies face au dollar. Une main-d’œuvre mieux formée, des compétences disponibles, des infrastructures télécoms de meilleur niveau, de bonnes conditions fiscales et d’accès au foncier ainsi que la multiplication de zones dédiées à l’offshore constituent les principaux atouts des pays africains reconnus.

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Seïf Al-Islam Kadhafi réduit au silence

Seïf Al-Islam Kadhafi.

Les velléités réformatrices de Seïf Al-Islam viennent de prendre un sérieux coup avec la nationalisation de son groupe de médias. Sa parole n’aura finalement été tolérée que durant deux années. Sa chaîne satellitaire et sa radio Allibiya, ses journaux Oéa et Korina, l’imprimerie Al-Ghad et plusieurs sites internet passent désormais sous la tutelle du Centre national des services médiatiques, suite à la diffusion d’une émission très critique à l’égard du gouvernement égyptien. Le colonel Kadhafi aurait débarqué en personne dans les locaux d’Allibiya et ordonné qu’elle soit placée sous contrôle gouvernemental. Le décret de nationalisation du 1er juin en est la traduction juridique. Le père a tranché… Seïf Al-Islam a toutefois nié que sa décision relevait d’une mésentente avec son père ou d’une opposition de la « vieille garde » à ses appels à la réforme : « En réponse à ceux qui sèment le doute ou ceux qui cherchent une explication, je dis qu’il n’y a aucun problème. »

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Le groupe ivoirien Banque Atlantique s’implante au Cameroun

La reprise d’Amity Bank par la Banque Atlantique est loin d’avoir enthousiasmé les principaux actionnaires de la banque camerounaise. Lesquels dénoncent dans un communiqué ce qui, à leurs yeux, est « une volonté de faire main basse sur le patrimoine de Amity Bank ». Des querelles d’associés ayant plombé la gestion de la banque, dont la situation se dégradait à la grande inquiétude de la clientèle, la Commission bancaire de l’Afrique centrale, le gendarme du système sous-régional, a mis Amity Bank sous administration provisoire. La Banque Atlantique en profite surtout pour entrer sur un marché qu’elle convoite depuis quelques années, mais devra supporter un passif important, constitué de créances compromises, que l’on évalue à 9 milliards de FCFA.

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Cameroun : mystérieux gisement de diamant

Le Cameroun disposerait-il du plus grand gisement de diamant au monde ? Oui, dit l’entreprise coréenne qui bénéficie d’un permis d’exploration. Le gouvernement reste prudent et entend bien préserver ses intérêts.

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La ruée vers les terres agricoles africaines

En cinq ans, 2,49 millions d’hectares ont été acquis dans cinq pays africains. C’est la ruée vers les terres africaines. Elle peut être bénéfique ou catastrophique pour l’agriculture.

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Combien vaut le sous-sol de chaque pays africain ?

Les évaluations de notre expert, David Beylard.

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Bourses

 

Poulina dévoile un programme d’investissement de 420 millions de dinars

Le premier groupe privé tunisien annonce un programme d’investissement de 420 millions de dinars d’ici 2011.

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Banques et assurances

 

La Société camerounaise des banques entame sa mue

La visite au Cameroun du nouveau boss, Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank.

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La GT Bank du Nigeria convoite l’ouest africain francophone

La Guaranty Trust Bank plc (GT Bank) du Nigeria, seule banque de l’Afrique subsaharienne à être cotée au London Stock Exchange, veut s’implanter dans les pays francophones de la région.

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Entreprises et marchés

 

Sénégal : la course d’obstacles du tourisme

Le tourisme est un secteur assez porteur au Sénégal ; mais il a de sérieux obstacles à surmonter pour résister à la crise et devenir encore plus performant face à une redoutable concurrence.

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Economie

 

Comment mobiliser les capitaux pour l’Afrique en temps de crise ?

Entretien avec Tim Turner, directeur du Secteur privé et de la microfinance de la BAD.

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En attendant la solution miracle pour les fonds vautours

La Facilité africaine de soutien juridique vient au secours des pays pauvres très endettés (PPTE) dans le cadre des litiges les opposant aux fonds vautours.

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Politique

 

Les Arabes entre attente et scepticisme après le discours d’Obama au Caire

Si le ton du discours a fait l’unanimité, le monde arabe reste partagé sur les chances de concrétisation de ces bonnes intentions, le gouvernement israélien ayant déjà annoncé l’extension des colonies.

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