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Commémoration : une journée mondiale Mandela Version imprimable
05-05-2009

De plus en plus de voix s’élèvent pour la célébration d’une journée mondiale Mandela.

Par Chérif Elvalide Sèye, Dakar

 

Aucune statistique n’a permis d’établir ce que la seule apparition du vieil homme, incapable de s’adresser directement aux centaines de milliers de personnes qui n’avaient d’yeux et d’oreilles que pour lui, a apporté à l’élection de Jacob Zuma.

S’élevant au-dessus de toutes les contingences, il a donné l’exemple, trouvé des solutions, contenu les extrémismes pour créer la nouvelle Afrique du Sud, réconciliée avec elle-même, sauvée de l’enfer.

Cette aura, probablement unique au monde, ne concerne pas que l’Afrique du Sud. Elle est planétaire. Nelson Mandela est devenu une icône mondiale. Aucun homme, de son vivant, n’a connu une telle unanimité. Pourtant, après vingt-six ans de bagne, peu lui donnaient quelque chance de pouvoir diriger une Afrique du Sud déchirée par l’apartheid, ruinée économiquement par des années d’embargo. Coupé du monde pendant si longtemps, pouvait-il prendre la mesure des problèmes qu’il lui fallait surmonter ? Parviendrait-il à surmonter le légitime ressentiment contre ceux qui l’ont privé de liberté, de sa femme, de ses enfants, de ses parents, de ses amis pendant si longtemps ? Pourrait-il éviter le chaos à son pays ?

A toutes ces questions, Madiba a répondu avec brio. « Arc-en-ciel », a-t-il décrété. Sa réussite en a eu la beauté lumineuse. S’élevant au-dessus de toutes les contingences, il a donné l’exemple, trouvé des solutions, contenu les extrémismes pour créer la nouvelle Afrique du Sud, réconciliée avec elle-même, sauvée de l’enfer que lui prédisaient de nombreux Cassandre.

L’Afrique du Sud, première économie du continent, n’a pas surmonté tous ses problèmes. Loin s’en faut. Près de 40% de chômeurs, 60% de pauvres. Mais le miracle est bien que, même ceux-là qui ont toutes les raisons du monde d’être déçus, ces laissés-pour-compte de la nation arc-en-ciel, ne lui en veulent pas. Ils lui pardonnent. Ni le divorce avec la populaire Winnie qui a longtemps tenu le flambeau pendant sa détention, devenant la mère de la nation, ni les excès de certains de ses partisans en matière de droits de l’homme, dénoncés à juste raison par des figures de proue, blanches, qui avaient osé s’opposer à leur propre communauté, André Brink par exemple, n’ont pu altérer son aura.

Miracle, est-on tenté de conclure. Ce serait nier le mérite d’un homme, de son intelligence, de sa modestie, de son désintéressement. Mandela n’a pas été, n’est pas un surhomme. Il s’est compris simple humain. Pas plus que les autres. Pas moins que les autres. Au terme d’un seul mandat, il a su se retirer. Ou plutôt s’élever au-dessus de toutes les contingences pour être aujourd’hui, plus que pendant qu’il était aux affaires, la référence absolue. A cheval sur deux siècles, il n’est plus de nulle part, ni d’aucune race. Simplement un homme qui illumine l’humanité, en incarne les plus hautes vertus.

 

Vertus

Pour célébrer ces vertus, ces valeurs morales, pour qu’elles inspirent toutes les femmes et tous les hommes, la campagne 46664, son numéro de prisonnier à Robben Island, et la Fondation Nelson Mandela lancent un appel pour la création d’une journée officielle Mandela, qui se tiendrait chaque année le 18 juillet, jour d’anniversaire de Mandela. « Cette célébration de la vie de Nelson Mandela permettra de faire un appel au monde entier pour que les gens prennent conscience de leur pouvoir individuel, pour ainsi laisser une marque et aider à changer le monde autour d’eux pour le meilleur », plaident-elles.

Pour sa part, l’ancien président américain Bill Clinton soutient déjà l’initiative en déclarant : « plus que tout autre être humain, Madiba a été la grande inspiration qui a guidé ma vie et mon travail, particulièrement dans le domaine du VIH/sida. La philosophie de la Clinton Global Initiative a été élaborée à partir de ce modèle immuable d’après lequel le pouvoir du bien public n’a pas besoin de la fonction publique, seulement de cœurs à la bonne place et d’esprits déterminés. En retour pour tout ce que Madiba nous a enseigné, nous lui devons tous de soutenir son travail et son héritage en agissant pour le mieux, pas seulement en cette journée, mais tout au long de notre vie. »

 
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