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L’accord HSBC-BEA est-t-il menacé ? Version imprimable
23-01-2008

Par Ihsane El Kadi, Alger

La mobilisation de toutes les banques publiques algériennes en vue du financement des projets de Sonatrach, en partenariat dans la pétrochimie, est-il un coup porté à la convention HSBC-Banque extérieur d’Algérie (BEA) du 11 novembre dernier ?
La première tendance, sur la place d’Alger, est de répondre plutôt par la négative. La BEA est la banque qui accompagne Sonatrach dans son développement, et le partenariat lancé avec HSBC ouvrait la voie de la grande banque mondiale vers ce client très recherché au chiffre d’affaires supérieur à 65 milliards de dollars en 2007.

Critiques en coulisses Ce sont les critiques en coulisses de l’accord du 11 novembre dernier qui ont laissé penser que le Ministère des finances recherchait un moyen de réduire, dans l’avenir, le rôle pivot de la BEA dans l’accompagnement de Sonatrach, en invitant toutes les banques publiques à partager le gisement d’affaires que représentent notamment les investissements dans la pétrochimie. De quelles critiques s’agit il ? Des voies se sont élevées dans le gouvernement algérien pour s’inquiéter de « la procédure non concurrentielle » qui a abouti à la signature de l’accord cadre de coopération entre la BEA et HSBC, « sans consultations ouvertes avec d’autres banques ». L’accord prévoit, notamment, que la banque européenne participera à l’ingénierie des montages financiers pour les projets de Sonatrach et ses partenaires dans la pétrochimie, qu’elle formera des personnels de la BEA dans le management des « project finance » et qu’elle accompagnera la BEA et Sonatrach dans les opérations de « positionnement extérieur ».
Un « avantage » que la concurrence, notamment Citibank en lice depuis longtemps pour un tel partenariat, n’a pas avalé. Pour une source proche de HSBC en Algérie : « Le recours à l’épargne des banques publiques dans le financement des projets de la pétrochimie était décidé depuis sept à huit mois par les autorités algériennes. Rien de nouveau de ce point de vue. Il est toujours question de financer en dinars des projets très complexes qui nécessitent un management pointu. La BEA va être à la tête des crédits syndiqués dans quelques uns de ces projets et le partenariat avec HSBC prend tout son sens. Il est d’ailleurs demandé aux autres banques publiques d’en prendre référence pour réaliser des partenariats similaires ».

 
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