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Les nouveaux défis d’Alassane Ouattara Version imprimable
12-05-2016
Fraichement réélu pour un second mandat de cinq ans, le président Alassane Ouattara va devoir s’attaquer à plusieurs dossiers s’il souhaite concrétiser son ambition qui consiste à faire de la Côte-d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020.
La fièvre électorale est retombée en Côte-d’Ivoire avec l’investiture du président Alassane Dramane Ouattara (ADO) sorti vainqueur des dernières élections présidentielles dès le premier tour. Désormais, l’heure est au travail. Le nouveau mandat qui s’ouvre pour ADO promet une nouvelle ère pour la Côte-d’Ivoire avec l’ambition affichée par les autorités d’en faire un pays émergent à l’horizon 2020. Pour sa feuille de route, il pourra s’appuyer sur le bilan positif de son premier mandat. Les résultats enregistrés à l’issue du premier mandat notamment sur le plan économique sont encourageants. Le pays qui a su retrouver sa place de première économie de l’espace Uemoa grâce aux multiples réformes économiques lancées depuis 2011 va devoir faire face à de nouveaux défis pour garder le cap. Durant son premier mandat, Alassane Ouattara a réussi à sortir son pays du chaos après une décennie de crise politique et sécuritaire. Certes, ce second mandat s’ouvre sous de bons auspices, mais il reste à transformer l’essai en s’attelant à la résolution de certains dossiers urgents afin que le pays renoue véritablement avec la stabilité, préalable à tout développement, et consolider son développement économique.
Réconciliation nationale
S’il y a un chantier qui reste ouvert, c’est bien celui de la réconciliation nationale. Le boycott de la dernière présidentielle par certains ténors de l’opposition proche de l’ex-président Laurent Gbagbo témoigne du fait que la plaie liée à la crise politico- sécuritaire qui a secoué le paysentre 1999 et 2011 ne s’est pas encore véritablement cicatrisée. Il est vrai que la présence de l’ancien chef d’Etat à la Haye ainsi que la détention de plusieurs membres de l’ancien régime dont Simone Gbagbo ne facilitent pas les discussions entre les deux camps. Il est vrai que certains opposants ont pu rentrer en Côte d’Ivoire après une certaine période d’exil et même participer aux élections, mais le camp du président ADO est régulièrement accusé de favoriser une «justice de vainqueur». La réforme de la justice constitue donc un défi de taille pour ce second mandat du président Ouattara qui devrait tendre la main à l’opposition pour favoriser la réconciliation et inaugurer une nouvelle ère en Côte-d’Ivoire.
Partager le fruit de la croissance économique
Avec un PIB qui a progressé en moyenne de 8% au cours du premier mandat d’Alassane Ouattara, l’économie ivoirienne se porte à merveille. Il s’agit d’un bilan à mettre à l’actif du président ivoirien, économiste reconnu, qui a su insuffler une nouvelle dynamique au développement du pays à travers notamment la mobilisation des investissements et le financement de grands travaux d’infrastructures. Cette stratégie a permis au pays de se redresser et de sortir de la mauvaise passe. Désormais, les perspectives économiques sont bonnes. D’ailleurs, les autorités ambitionnent de parvenir à une croissance à deux chiffres au cours des prochaines années. L’objectif est atteignable selon plusieurs analyses à condition que la dynamique de réformes soit maintenue. Mais le revers de la médaille, c’est
que le fruit de cette croissance peine encore à se faire sentir auprès des populations. Il est vrai que la classe moyenne du pays ne cesse de s’élargir, mais les défis socioéconomiques restent encore assez importants notamment sur le plan de la lutte contre la pauvreté, la création d’emplois et la réduction des disparités sociales. Comme le dit la rue ivoirienne, «la croissance ne se mange pas», l’un des plus grand défis d’ADO pour ce second mandat, c’est de faire en sorte que la croissance économique profite à tous. Et pour ce faire, de vastes chantiers devraient être lancés notamment en milieu rural pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
 
Engager des réformes politiques
 
Selon l’engagement pris par le président Ouattara, une réforme constitutionnelle devrait voir le jour dès les premières années de son second mandat. Le chantier est vaste et assez sensible surtout au vu de certaines questions qui peuvent renvoyer au passé comme la révision des critères de candidatures aux élections présidentielles et la création d’un poste de vice-président. Le président ADO doit s’assurer de disposer d’un large soutien des forces politiques pour mener à bien ce chantier crucial et sensible. Par le passé, c’est à partir de ces considérations que la crise a éclaté et Ouattara est bien placé pour comprendre la complexité et la sensibilité du sujet.
 
Autres dossiers sur lesquels le président sera également appelé à trancher, celui de son héritage politique. Deux de ses plus proches collaborateurs, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro et le tout-puissant ministre de l’Intérieur Hamed Bakayako, ont des visées présidentialistes. Mais le PDCI de Henri Konan Bédié, fidèle allié du président pour les deux mandats, pourrait éventuellement solliciter un renvoi d’ascenseur surtout qu’en son sein plusieurs figures se posent déjà en successeur du Sphinx de Daoukro (Henri Konan Bédié). Il va falloir au président Ouattara de faire en sorte que les querelles politiciennes au sein de son propre clan ne remettent en cause la fin de son régime.
 
Renforcer la sécurité et lutter contre la corruption
 
Il s’agit de deux dossiers clés sur lesquels le président ivoirien doitrenforcer l’action de l’Etat afin que le pays amorce son véritable envol pour l’émergence. Les menaces sécuritaires sont désormais une réalité, notamment dans un contexte régional marqué par un climat d’instabilité politique. Cependant, la criminalité urbaine et les coupeurs de routes constituent de vrais problèmes pour le pays. La lutte contre la corruption est également un défi majeur pour le pays. Bien que la mise en oeuvre de certaines mesures ait diminué quelques problèmes, il reste encore beaucoup à faire pour débarrasser l’administration et les services publics de nombreux maux : favoritisme, pots de vin..., qui
 
gangrènent plusieurs pays africains.
 
Pour la Côte-d’Ivoire qui a fait le pari de l’émergence, au-delà d’une croissance à deux chiffres, le gouvernement ivoirien doit viser une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois. Par ailleurs, les problèmes de sécurité et de lutte contre la corruption sont des dossiers stratégiques à traiter notamment pour stabiliser les pays, améliorer le climat des affaires et attirer plus d’investisseurs.
 
Ibrahim Souleymane
 
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