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Mali-CMDT : le Singapourien Olam jette l’éponge Version imprimable
08-11-2011

Lancé depuis 2007, le processus de privatisation de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) connaît un nouveau rebondissement. Après le consortium français Dagris et Ivoire Coton, qui ont jeté l’éponge, c’est au tour du groupe singapourien Olam et de Famab de quitter la course. Seul reste à bord le Chinois Yumié, dont l’offre financière est toujours à l’étude.

 

Contre toute attente, le holding singapourien Olam, présent sur le marché agroalimentaire en Afrique et l’un des favoris des candidats repreneurs de la CMDT aux côtés du Chinois Yumié, a décidé de quitter la course. Seulement huit mois après le départ de Dagris et d’Ivoire Coton.

La compétition se jouait entre le holding Olam et Yumié, grands favoris pour la reprise de la compagnie malienne. Selon nos informations, le groupe de droit malien Famab a aussi dû jeter l’éponge un mois avant que la décision d’Olam ne tombe.

Une source proche du dossier nous a confié que le holding Olam n’a pas satisfait aux exigences du cahier des charges de la CMDT, liées notamment à la caution « deposit bancaire ». « Olam Group nous a certifié que sa caution devait être déposée sur un compte d’une société bancaire de droit britannique basée à Londres », a confirmé notre source.

 

« C’est dommage ! »

Selon les clauses de l’appel d’offres international lancé par la CMDT, la caution devait obligatoirement être déposée sur le compte d’une banque française ou d’une banque établie au Mali. Le Singapourien Olam n’ayant donc pas satisfait cette exigence, a préféré quitter la course.

« C’est dommage ! Nous pensons qu’un consortium de renommée internationale devait satisfaire en principe cette exigence bancaire. A la date d’aujourd’hui, seul le groupe chinois Yumié est dans le pipe », a précisé notre source.

Le groupement privé de droit malien Famab, qui avait affiché de sérieuses ambitions de rivaliser avec les multinationales Olam et Yumié, a jeté l’éponge dans la deuxième phase du processus de privatisation.

En pleine restructuration, la CMDT, qui a apuré ces derniers mois sa dette contractée auprès de Transrail (quelque 2 milliards FCFA), qui pèse plus de 90 milliards FCFA, ne s’est pas fixé de deadline. Elle entend prendre son temps et mener lentement la dernière étape de privatisation. Contacté, le ministre malien de l’Agriculture Ag Alhassane a précisé que « la CMDT ne sera pas bradée à la sauvette ».

Ismael Aidara

 
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