Accès abonné :              


Journal en ligne - []
COIN DE L\'EXPERTLa demande d'augmentation des salaires des députés et sénateurs, une absence de morale
PIED DE LETTREPour un développement solidaire
RELATIONS INTERNATIONALESBilan 2014 et prévisions 2015
DOSSIERCorruption La Tunisie classée 79ème sur 175 pays
DOSSIERRapport de Transparency International sur la corruption
DOSSIERAlgérie L'option du gaz de schiste
DOSSIERBaisse des cours Nécessité d'une réorganisation gouvernementale
DOSSIERL'impact de la dégringolade du prix du brut dans le Golfe de Guinée
DOSSIERBaisse du pétrole, les grands perdants
Entreprises et MarchésUn port sec pour décongestionner la place portuaire de Douala
Entreprises et MarchésSÉNÉGAL Cevital va investir dans des mégaprojets industriels
Entreprises et MarchésKENYA Ballon d'oxygène de KfW à Shelter Afrique
Entreprises et MarchésMAROC Le groupe Holmarcom acquiert JNP
Entreprises et MarchésSÉNÉGAL Eiffage, un bâtisseur philanthrope
Entreprises et MarchésCÔTE D'IVOIRE 14 milliards de f CFA pour les ponts Jacqueville et Béoumi
Entreprises et MarchésMARRAKECH Forum économique Maroc-Côte d'Ivoire, un bon début
Banque - AssurancesASSURANCE Le groupe SUNU uniformise sa dénomination dans ses 19 filiales
Banque - AssurancesBURKINA FASO Coris Assurance décroche son quitus assurance-vie
Banque - AssurancesAFFAIRE THIERRY TANOH Ecobank interjette appel
BoursesBCEAO Les dessous d'un placement du Sénégal
BoursesTUNISIE Emission d'un emprunt obligataire
BoursesEGYPTE Régression des réserves en devises, à fin décembre 2014
Politique - EconomieNIGER Libération de Hadiza Ahmadou et de Moussa Haitou
Politique - EconomieTUNISIE Taux d'inflation moyen à 5,5%en 2014
Politique - EconomieCÔTE D'IVOIRE Qui veut la tête de Charles Konan Banny ?
Politique - EconomieCAMEROUN-CEEAC Pour améliorer le climat des affaires
Politique - EconomieLa BEAC table sur une croissance de 5%en 2015 en Afrique centrale
Politique - EconomieRDC Joseph Kabila, début du compte à rebours
Politique - EconomieCONGO Sassou Nguesso veut s'éterniser au pouvoir
Mali : l’Australienne Resolute Mining Limited rouvre la mine de Syama Version imprimable
19-05-2010

Les activités de la mine d’or de Syama (Sud du Mali) vont être relancées, avec l’espoir de produire près de « six tonnes d’or » par an et pour une durée initiale de sept ans, annoncent des sources du Ministère malien des mines.

Donnant le coup d’envoi de la reprise de la production, qui a mobilisé 150 millions de dollars en sept ans, le Chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré, a estimé qu’avec la réouverture de la mine « les jeunes ont une opportunité » de trouver des emplois. Le président malien s’appuyait en cela sur les propos de Peter Sullivan, directeur général de la compagnie australienne Resolute Mining Limited, à l’origine de la reprise des activités de la mine de Syama, qui a promis de faire en sorte que « les bénéfices économiques reviennent au Mali à travers les taxes et l’emploi ».

Me Abdoulaye Wade s’est dit convaincu qu’il faut organiser rapidement une concertation internationale sur les mines, pour redéfinir les rapports entre les gouvernements et les sociétés minières.

Les activités à la mine de Syama avaient été suspendues en 2001, lorsque l’exploitant de l’époque, Randgold Resources, s’était retiré du projet en raison de l’effondrement des cours de l’or sur le marché international. Ces retraits de capitaux avaient le don de fragiliser une économie malienne, devenue en l’espace de quelques années largement dépendante de la « monoculture » de l’or.

 

La fièvre de l’or

Avec 60 tonnes d’or produites et 700 tonnes de réserves identifiées, le Mali est depuis quelques années un des grands producteurs d’or en Afrique, où il occupe le 3e rang, après l’Afrique du Sud et le Ghana. La production d’or au Mali a connu, ces cinq dernières années, une croissance de l’ordre de 350%. Le chiffre d’affaires annuel étant estimé à 30 milliards de francs CFA (environ 46 millions d’euros). En 1994, cette production dépassait à peine les sept tonnes. La fièvre de l’or s’est emparée du Mali depuis une dizaine d’années, avec la fin du régime militaire du général Moussa Traoré et l’ouverture de l’économie nationale aux capitaux étrangers. Les grandes firmes internationales ont alors investi le secteur et la part de l’Etat est désormais fixée à aux alentours de 20%. A l’heure actuelle, 36 à 40% des revenus générés par l’or restent dans le pays sous forme d’impôts, de taxes, de salaires ou de cotisations sociales.

 

Concertation internationale

En dehors du Mali, d’autres pays de la sous-région ouest-africaine, comme le Sénégal (avec la mine d’or de Sabodala), le Burkina ou la Côte d’Ivoire, ont connu durant la dernière décennie une remarquable explosion dans le domaine de l’exploitation minière. Toutefois, les pays à la base de ce boom connaissent tous d’énormes difficultés économiques et restent sous-développés, poussant des ONG et la société civile africaine à dénoncer une complicité entre les dirigeants africains et les responsables de ces sociétés minières. A l’occasion du tout dernier Salon international des mines (SIM Sénégal), organisé à Dakar, le chef de l’Etat sénégalais s’en était d’ailleurs ému. Me Abdoulaye Wade s’est dit convaincu qu’il faut organiser rapidement une concertation internationale sur les mines pour redéfinir les rapports entre les gouvernements et les sociétés minières, en instaurant ainsi un partenariat win-win (gagnant-gagnant) au bénéfice des populations riveraines des mines, souvent démunies. 

Mamadou Lamine Diatta, Dakar

 
< Précédent