Accès abonné :              


Journal en ligne - []
ZOOMAlgérie Impact de l'assouplissement du Crédoc
PIED DE LETTRErédacteur en chef exécutif Entre intérêts et circonspection
RELATIONS INTERNATIONALESDiplomatie de connivence
RELATIONS INTERNATIONALESLes tares de l'aide publique en Afrique
DOSSIERAlain Mascart «Il ne faut pas trop blâmer le politique»
DOSSIERAbdelali Belghiti Alaoui «Le Maroc accompagne l'Afrique pour construire des infrastructures sanitair
DOSSIERFaux médicaments Un problème de santé en Afrique
DOSSIERDorothée Kindé Gazard «Notre budget est de 75 milliards de f CFA»
DOSSIERMarrakech examine la santé africaine
DOSSIERMARRAKECH, CAPITALE AFRICAINE DE LA SANTÉ
Entreprises et MarchésGUINÉE Cadeau du Nouvel An d'Orange Guinée au ministre conseiller Youssou Ndour
Entreprises et MarchésLa Banque mondiale pour la facilitation des transports et du transit en Afrique centrale
EditorialLa santé, un droit pour l'Afrique
Banque - AssurancesMARATHON INTERNATIONAL DE BAMAKO Bank of Africa soutient la 6ème édition
Banque - AssurancesCAMEROUN La Banque des PME sur les rails
Banque - AssurancesDONALD KABERUKA, PRÉSIDENT DE LA BAD «La BAD a joué sa partition»
Banque - AssurancesLes banquiers francophones en conclave à Abidjan
Banque - AssurancesCÔTE D'IVOIRE Afreximbank octroie 250 Mrds de f CFA aux entreprises locales
BoursesIntroduction prochaine de Mega African Capital à GSE
BoursesAFFAIRES La note du Cameroun pourrait passer de B à B+
Politique - EconomieMAGHREB Triptyque bonne gouvernance, sécurité et développement
Politique - EconomieL'Afrique cherche son modèle économique à Rabat
Politique - EconomieBURKINA FASO La démocratie à l'épreuve
Politique - EconomieGABON Jean Ping siffle la fin du match
Mali : le feuilleton de la privatisation de la CMDT se poursuit Version imprimable
24-02-2009

La privatisation de la Compagnie malienne de développement des textiles se heurte à un nouvel écueil, politique celui-là. L’opposition brandit la poursuite judiciaire.

Par Robert Adandé, Cotonou

 

C’est à travers une conférence de presse organisée le 10 février 2009 que le groupe parlementaire de l’opposition PARENA-SADI a menacé le gouvernement malien de poursuites judiciaire, s’il s’entêtait à privatiser la CMDT. Alors que l’Etat se fonde sur les dispositions juridiques de la loi, votée par l’Assemblée nationale le 1er août 2008, pour céder ses parts du capital de la CMDT. Seulement, après avoir refusé de voter les lois sur la privatisation de la CMDT, le groupe parlementaire dénonce une mauvaise interprétation de la loi. Il estime que la loi adoptée le 1er août 2008 ne permet pas la privatisation de la CMDT. « Et si le gouvernement s’entêtait à vouloir la faire sur la base de cette loi, il trouvera l’opposition sur son chemin. Nous n’hésiterons pas à porter plainte. »

« Et si le gouvernement s’entêtait à vouloir la faire sur la base de cette loi, il trouvera l’opposition sur son chemin. Nous n’hésiterons pas à porter plainte. »

L’opposition parlementaire explique que l’Etat, dans sa volonté de privatiser le géant du coton malien, a fait voter par l’Assemblée nationale une loi qui l’autorise à céder tout ou partie du capital social de la CMDT, alors que le schéma originel de privatisation retenu par le gouvernement ne prévoyait nullement une telle manœuvre.

En réalité, le processus de désengagement de l’Etat de la filière coton retenu par le gouvernement malien envisageait un autre schéma devant se traduire par la dissolution pure et simple de la CMDT.

 

Quatre sociétés déjà créées

Le député Sidibé indique que l’Etat envisagerait la création, par la CMDT, de quatre sociétés suivant les quatre zones d’intervention. D’ailleurs la CMDT aurait déjà créé quatre sociétés anonymes au capital de 10 millions de FCFA, détenues à 100% par la CMDT.

Il s’agit de : la filiale nord-est (régions CMDT Koutiala et San), la filiale sud (régions CMDT Bougouni et Sikasso, la filiale centre (régions CMDT Fana et zone OHVN) et la filiale ouest (région CMDT Kita).

Ensuite, chacune de ces filiales prendrait la relève de la CMDT dans sa zone, en y bénéficiant d’un monopole et en héritant de ses actifs et de ses passifs.

Enfin, l’Etat pourra procéder à la privatisation de ces filiales, en cédant 61% des actions à un opérateur privé de référence ou partenaire stratégique, 20% aux producteurs de coton, 17% à l’Etat et 2% aux travailleurs des sociétés.

Le député de l’opposition évoque également d’autres raisons, telles que le manque d’assurance sur la pérennité de la filière coton ainsi qu’une garantie de paiement du coton à un prix décent aux producteurs, après la privatisation. Pour lui, le flou persiste en ce qui concerne les règles de conduite et obligations qui seront fixées aux repreneurs des quatre filiales.

 
Suivant >