Accès abonné :              


Journal en ligne - []
GREEN BUSINESSDe la fertilité des sols
ZOOMInterview du président Idriss Déby «Prendre des mesures sécuritaires et humanitaires»
ZOOMSommet de l'UA Focus sur l'agriculture à Malabo
DOSSIERChine-Afrique BMCE Bank frappe fort
DOSSIEROthman Benjelloun Gentleman banker
DOSSIERInterview Othman Benjelloun Une vision pour l'Afrique
Entreprises et MarchésMAROC Etude sur les compétences expatriées
Entreprises et MarchésBURKINA FASO Bientôt une nouvelle usine de production de ciment Cimaf
Entreprises et MarchésLa Turquie à la conquête du marché africain
Entreprises et MarchésAFRIQUE CENTRALE ET DE L'OUEST Projet de liaisons maritimes des ports
EditorialAgriculture, une richesse inestimable
Banque - AssurancesBras de fer Intangis-AMCON
Banque - AssurancesBIA NIGER À qui profite le rapport accablant du cabinet Mazars ?
Banque - AssurancesLe Tchad candidat à la présidence de la BAD
Banque - AssurancesRÉASSURANCE CICA-RÉ fête son trentenaire à Abidjan
Banque - AssurancesCAMEROUN La BAD explique sa politique de financement aux investisseurs privés
Banque - AssurancesINTERVIEW «Les Africains doivent travailler ensemble»
Banque - AssurancesGERVAIS DJONDO La sagesse des affaires
Banque - AssurancesECOBANK Emmanuel Ikazoboh succède à André Siaka au PCA
Banque - AssurancesECOBANK Des indicateurs au vert
Politique - Economie CÔTE D'IVOIRE Parution de l'ouvrage «Pour la vérité et la justice» de Laurent Gbagbo et...
Politique - EconomieAfrique de l'Ouest, où en est la fièvre Ebola ?
Politique - EconomieLIBYE Des législatives malgré tout
Politique - EconomieCÔTE D'IVOIRE Investissement et cherté de la vie
Mali : le feuilleton de la privatisation de la CMDT se poursuit Version imprimable
24-02-2009

La privatisation de la Compagnie malienne de développement des textiles se heurte à un nouvel écueil, politique celui-là. L’opposition brandit la poursuite judiciaire.

Par Robert Adandé, Cotonou

 

C’est à travers une conférence de presse organisée le 10 février 2009 que le groupe parlementaire de l’opposition PARENA-SADI a menacé le gouvernement malien de poursuites judiciaire, s’il s’entêtait à privatiser la CMDT. Alors que l’Etat se fonde sur les dispositions juridiques de la loi, votée par l’Assemblée nationale le 1er août 2008, pour céder ses parts du capital de la CMDT. Seulement, après avoir refusé de voter les lois sur la privatisation de la CMDT, le groupe parlementaire dénonce une mauvaise interprétation de la loi. Il estime que la loi adoptée le 1er août 2008 ne permet pas la privatisation de la CMDT. « Et si le gouvernement s’entêtait à vouloir la faire sur la base de cette loi, il trouvera l’opposition sur son chemin. Nous n’hésiterons pas à porter plainte. »

« Et si le gouvernement s’entêtait à vouloir la faire sur la base de cette loi, il trouvera l’opposition sur son chemin. Nous n’hésiterons pas à porter plainte. »

L’opposition parlementaire explique que l’Etat, dans sa volonté de privatiser le géant du coton malien, a fait voter par l’Assemblée nationale une loi qui l’autorise à céder tout ou partie du capital social de la CMDT, alors que le schéma originel de privatisation retenu par le gouvernement ne prévoyait nullement une telle manœuvre.

En réalité, le processus de désengagement de l’Etat de la filière coton retenu par le gouvernement malien envisageait un autre schéma devant se traduire par la dissolution pure et simple de la CMDT.

 

Quatre sociétés déjà créées

Le député Sidibé indique que l’Etat envisagerait la création, par la CMDT, de quatre sociétés suivant les quatre zones d’intervention. D’ailleurs la CMDT aurait déjà créé quatre sociétés anonymes au capital de 10 millions de FCFA, détenues à 100% par la CMDT.

Il s’agit de : la filiale nord-est (régions CMDT Koutiala et San), la filiale sud (régions CMDT Bougouni et Sikasso, la filiale centre (régions CMDT Fana et zone OHVN) et la filiale ouest (région CMDT Kita).

Ensuite, chacune de ces filiales prendrait la relève de la CMDT dans sa zone, en y bénéficiant d’un monopole et en héritant de ses actifs et de ses passifs.

Enfin, l’Etat pourra procéder à la privatisation de ces filiales, en cédant 61% des actions à un opérateur privé de référence ou partenaire stratégique, 20% aux producteurs de coton, 17% à l’Etat et 2% aux travailleurs des sociétés.

Le député de l’opposition évoque également d’autres raisons, telles que le manque d’assurance sur la pérennité de la filière coton ainsi qu’une garantie de paiement du coton à un prix décent aux producteurs, après la privatisation. Pour lui, le flou persiste en ce qui concerne les règles de conduite et obligations qui seront fixées aux repreneurs des quatre filiales.

 
Suivant >