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Libérer le potentiel Version imprimable
02-06-2010

Dans une Afrique en pleine mutation, la première source de financement du continent doit libérer le potentiel d’un milliard d’une population jeune, adossée à toutes les ressources naturelles du monde, pour que s’accélère le développement.

Le président Kaberuka : « Nous avons joué notre rôle. Nous avons plus que doublé le volume de nos opérations en 2009. À la fin de l’année 2009, notre concours s’élevait à 12,6 milliards de dollars, contre 5,5 milliards l’année précédente. »

Le président Kaberuka : « Nous avons joué notre rôle. Nous avons plus que doublé le volume de nos opérations en 2009. À la fin de l’année 2009, notre concours s’élevait à 12,6 milliards de dollars, contre 5,5 milliards l’année précédente. »

Plus de 1500 personnes, un record. a estimé l’institution, ont pris part à la 45e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et à la 36e du Fonds africain.

Outre le président ivoirien, l’ouverture a été marquée par la présence de plusieurs autres chefs d’Etat, le Malien Amadou Toumani Touré, le Béninois Boni Yayi, le Togolais Faure Gnassingbé, l’ancien président du Botswana Festus Mogae, les Premiers ministres du Burkina Faso, du Ghana et du Rwanda, ainsi que le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Abdoulie Janneh, et le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping.

 

Plébiscite

Le président Kaberuka, plébiscité pour un second mandat, a pu également se réjouir de l’approbation du triplement du capital de la banque, qui s’établit désormais à 100 milliards de dollars, de l’accroissement du nombre de sièges du conseil d’administration, passé de 18 à 29 pour permettre d’y admettre l’Afrique du Sud, la première puissance économique du continent. Le Rapport annuel 2009, les états financiers et le programme de travail 2010 ont été approuvés par les 53 gouverneurs des pays régionaux (africains) et 24 non-régionaux (non-africains).

Le Fonds africain de développement, le guichet dédié à la plupart des régionaux confinés aux prêts concessionnels, a également occupé les gouverneurs. Sa revue à mi-parcours a été faite, ainsi que l’ouverture des discussions pour sa reconstitution.

Quatre sujets ont principalement marqué les assemblées : la crise économique mondiale, le changement climatique, l’intégration régionale et les infrastructures.

La crise mondiale a contraint la banque à apporter son soutien aux pays. « Nous avons joué notre rôle. Nous avons plus que doublé le volume de nos opérations en 2009. À la fin de l’année 2009, notre concours s’élevait à 12,6 milliards de dollars, contre 5,5 milliards l’année précédente », s’est expliqué le président.

Avant la crise, la BAD se préoccupait déjà d’apporter plus de ressources à l’Afrique. Son portefeuille est passé de 8,5 milliards de dollars à 15,6 milliards de dollars, en quatre ans. Les prêts concessionnels du FAD, augmentant également de 68%.

 

AAA

L’accroissement du volume ne s’est pas traduit par des risques accrus. La banque conserve sa notation triple « A » de toutes les agences de notation significatives et a généré un revenu net de 346 millions de dollars. Les actifs non performants ont également diminué de 62%, pour ne plus représenter désormais que 4% du portefeuille total.

Le changement climatique est vécu dramatiquement par la Côte d’Ivoire, hôte de la réunion, qui a perdu 14 millions d’hectares de terres forestières, pour n’en conserver que 2 millions à peine, a révélé le ministre du Plan et du Développement, Paul Antoine Bohoun Bouabré.

Pour répondre à cette préoccupation, la BAD a mis en place le Fonds spécial ClimDev-Afrique, un fonds multi-donateurs de 135 millions de dollars pour financer les activités de 2010 à 2012.

Pour l’intégration régionale, sur laquelle s’est penchée plus spécialement la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique, CoDA, l’institution a engagé 1,8 milliard de dollars dans des corridors de transport régionaux, des pools d’énergie électrique et le soutien aux Communautés économiques régionales. De hautes personnalités, sous la direction de l’ancien président botswanais Festus Mogae, se sont réunies pour examiner les voies et moyens d’accélérer un processus dont tous admettent la nécessité, mais qui n’en marque pas moins le pas.

Rendez-vous est pris pour les prochaines Assemblées annuelles les 9 et 10 juin 2011 à Lisbonne, au Portugal.

CES

 
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