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Les banques africaines sous-évaluées par la bourse Version imprimable
26-10-2011

C’est la Standard Bank qui est la première banque africaine en termes de capitalisation boursière. Avec 19,6 milliards de dollars, la banque sud-africaine pèse deux fois plus lourd qu’Attijariwafa Bank (8,096 milliards de dollars de capitalisation), et presque cinq fois plus que la BMCE Bank. Cela en notant bien évidemment que certaines valeurs sont sous-évaluées à cause de stratégies boursières pas encore affinées ou de cotations sur des marchés qui ne sont pas encore mûrs. Par exemple, la Banque Centrale Populaire (Maroc), longtemps desservie par une structure complexe la séparant des Banques Populaires régionales, nous semble sous-évaluée à un niveau de capitalisation boursière de 3,1 milliards, nettement en dessous de BMCE Bank, qu’elle dépasse pourtant en termes d’actifs, de fonds propres, de résultats nets, etc.

De même, il semble qu’avec une capitalisation de 1,8 milliard de dollars et un PER de 5,2x, la First Bank of Nigeria soit nettement sous-évaluée, comparée à son secteur d’activité et à son potentiel. L’on peut en dire de même d’Ecobank, cotée en simultané à Accra, Lagos et Abidjan, avec une capitalisation de 1,2 milliard, ou encore de UBA, en décote de 8,46% depuis le début de l’année, avec une capitalisation boursière de 973 millions.

Ces différents indicateurs montrent clairement que la bourse reste le chemin le moins coûteux pour acquérir le contrôle d’une banque africaine.

 

Adama Wade

 
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