RD Congo : libéralisation du secteur de l’électricité Version imprimable
03-11-2008

La SNEL, société nationale d’électricité, ne devrait bientôt plus avoir le monopole de la production de l’électricité en RD Congo. Le gouvernement va soumettre le projet de libéralisation à la société civile cette semaine.

Par Hance Guèye, Dakar

 

Le gouvernement congolais va soumettre cette semaine à la société civile le projet de code de l’électricité adopté à l’issue d’un atelier dirigé par le ministre de l’Energie qui s’est achevé le 7 octobre dernier. La grande innovation du nouveau code, qui comprend 115 articles et va constituer le nouveau « cadre légal de gestion et d’exploitation du secteur de l’électricité » est la libéralisation du secteur.

Le rapporteur de l’atelier, Albert Mbafumoya, par ailleurs cadre de la SNEL, a justifié cette réforme par la nécessité de mettre fin au « quasi monopole de la SNEL ». « L’idée est de faire en sorte que des opérateurs privés puissent s’introduire dans ce marché. Vous pouvez imaginer que certains coins de la République pourraient être exploités par des privés. Nous avons élaboré un projet de loi pour rendre le secteur propice à l’arrivée des opérateurs privés dans le secteur. Etablir un nouveau cadre légal de gestion et d’exploitation du secteur de l’électricité ; c’est-à-dire qu’il faudrait que la tutelle de l’Etat soit moins pesante sur le secteur de l’électricité. »

L’ultime étape du projet est donc le passage devant la société civile. Celle-ci s’est déjà réjouie de la décision du gouvernement de l’associer à son projet et a salué la libéralisation du secteur. Elle ne donne toutefois pas un chèque en blanc. Elle réclame la réglementation des prix dans le secteur de l’électricité. Le modérateur de l’Intersyndicale nationale, Kibiswa Naupes, estime indispensable de protéger les petites bourses urbaines comme rurales incapables de payer l’énergie électrique. « Il est bon de concevoir un système dans lequel la compétition réglemente le prix. Mais attention, il faut qu’il y ait aussi des mécanismes qui protègent les faibles. Or dans ce pays, le libéralisme avance plus vite que le social. Cela veut dire que les grands gagnants continuent de gagner d’avantage sur les petits et l’Etat ne protège pas suffisamment les petits ». En clair, il plaide pour une tarification différenciée, dans laquelle les gagne-petit et les populations rurales ne paieraient pas le courant électrique au même prix que les plus nantis.

 
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